Un abri à bois sur mesure, sur plots béton

Pour stocker son bois de chauffage au sec, notre client avait besoin d’un abri à la bonne taille et au bon endroit. Nous l’avons conçu et construit sur mesure, au fond du jardin, devant un vieux mur en pierre. Emplacement, base, bardage, dimensions : les choix qui font qu’un abri à bois remplit son rôle.

Abri à bois sur mesure en bois, bardage à claire-voie et plancher, posé sur plots béton devant un mur en pierre
Dans cet article

Un coin de jardin qui ne servait à rien

Angle du jardin en herbe sèche devant un mur en pierre coiffé de tuiles, avant la construction
L’emplacement avant les travaux, au pied du mur de clôture.

Au fond du jardin, un angle en herbe sèche, un mur en pierre coiffé de tuiles et un abri de jardin déjà installé à côté. Un endroit qu’on ne regarde plus, et qui avait pourtant tout pour accueillir le bois de l’hiver : facile d’accès, loin de la maison, sans gêner la vue.

Dans le Gâtinais, beaucoup de maisons se chauffent au bois, en appoint ou en chauffage principal. Les forêts sont proches et le bois arrive souvent livré en vrac, au stère. Reste à le ranger. On voit souvent des piles posées sur une palette contre un mur, couvertes d’une bâche. Le bois est à l’abri de la pluie, mais il ne sèche pas : la bâche retient l’humidité, le bas de la pile reste mouillé et les bûches finissent par moisir.

Un abri à bois sert d’abord à faire sécher

C’est le point qu’on oublie le plus souvent. Un bois fraîchement coupé contient beaucoup d’eau. Il lui faut en général un an et demi à deux ans à l’air libre, parfois davantage pour le chêne, pour passer sous les 20 % d’humidité. C’est à partir de là qu’il chauffe bien, sans fumer ni encrasser le conduit.

Un bon abri doit donc faire trois choses à la fois : protéger le bois de la pluie par le dessus, laisser l’air circuler sur les côtés, et le tenir à distance du sol. Si vous coupez votre propre bois, par exemple après un élagage ou l’abattage d’un arbre dans votre jardin, pensez-y dès le départ : ce bois-là ne sera bon à brûler que l’hiver d’après, au mieux.

60 cm du mur, et des pas japonais pour y aller

L’abri a été implanté à 60 cm du muret, et ce n’est pas un hasard. Les vieux murs en pierre de nos villages restent frais et humides une bonne partie de l’année, surtout du côté de l’ombre. Coller l’abri contre le mur aurait créé un recoin sans air, ce qu’on cherche justement à éviter. Cet espace laisse l’air circuler tout autour et permet de passer derrière l’abri pour l’entretenir, comme le mur.

Abri à bois vu de côté, bardage à claire-voie, trois dalles gravillonnées en pas japonais devant
Trois dalles gravillonnées mènent à l’abri.

Pour rejoindre l’abri sans traverser la pelouse détrempée, des dalles gravillonnées ont été posées en pas japonais. Elles sont calées sur un lit de sable, à fleur du sol. Des pas japonais simplement posés sur la terre finissent par s’enfoncer ou par basculer. C’était d’ailleurs le cas dans l’accès de deux places de stationnement que nous avons refaites en gravier stabilisé.

Une base sur plots béton

Ossature bois de l’abri en cours de montage, posée sur des plots béton devant le mur en pierre
L’ossature montée sur ses plots béton.

La structure repose sur des plots béton plutôt que sur une dalle. Les plots, réglés à niveau, assurent la stabilité de l’ensemble et surélèvent le plancher : le bois ne touche jamais la terre et ne craint pas l’humidité qui remonte du sol.

Cette solution a d’autres avantages. Il n’y a pas de dalle à couler, donc moins de terrassement, pas de temps de séchage, et le sol reste perméable sous l’abri. Si un jour l’abri doit être déplacé, il ne laisse pas une plaque de béton derrière lui.

Ossature et bardage à claire-voie

L’ossature a été montée pièce par pièce : poteaux, traverses hautes et jambes de force qui rigidifient les angles. Elle a ensuite été habillée d’un bardage à claire-voie, c’est-à-dire de lames horizontales espacées. Les jours entre les lames laissent passer l’air, tandis que le toit et son débord à l’avant arrêtent la pluie.

Le plancher en lames de bois, lui aussi légèrement espacées, laisse l’air circuler sous les bûches. La façade reste entièrement ouverte, pour remplir l’abri et y piocher sans contorsion. Pour un projet plus grand, la même logique d’ossature nous a servi à construire un carport en bois.

Bien dimensionner son abri à bois

Avant de dessiner un abri, quelques questions simples permettent d’éviter les mauvaises surprises.

Combien de bois brûlez-vous par hiver ? Prévoyez de quoi stocker deux hivers : celui qui sèche et celui qu’on brûle. Un stère de bûches d’un mètre recoupées en 33 ou 50 cm prend un peu moins de place une fois rangé, ce qui joue sur la profondeur de l’abri.

Où ouvrir la façade ? Chez nous, la pluie arrive le plus souvent de l’ouest et du sud-ouest. Mieux vaut tourner le côté ouvert à l’abri de ces vents, et du côté où l’on arrive de la maison.

Quelle hauteur ? Pas plus haut que ce qu’on attrape sans escabeau. Au-delà, le haut de la pile ne sert jamais.

Quelles démarches ? Au-delà de 5 m² d’emprise au sol, une déclaration préalable en mairie est nécessaire. En dessous, il n’y a en général aucune formalité, sauf en secteur protégé. Le plan local d’urbanisme peut aussi fixer une distance minimale par rapport à la limite de propriété, à vérifier quand l’abri se trouve près d’un mur de clôture.

Ce genre de petite construction, nous l’intégrons souvent à des projets d’aménagement de jardin plus larges : une allée pour y accéder, un massif pour l’habiller, une haie pour le cacher depuis la terrasse.

Le résultat : un abri qui fait son travail

L’abri est en place, aligné sur le mur, à la bonne distance. Le bois pourra y sécher à l’air et au sec ; en attendant, la brouette y a trouvé sa place. Rien de spectaculaire, et c’est le but : un abri à bois réussi est un abri dont on ne se soucie plus.

Vous avez un projet d’abri, de cabane ou de petite construction en bois ? Nous passons voir votre jardin gratuitement et vous proposons un abri à vos mesures, avec un devis détaillé.

Vincent GuillemotDirigeant de VB Jardin, paysagiste à Vayres-sur-Essonne

À lire aussi

Tous les articles

Un projet pour votre jardin ?

Nous nous déplaçons gratuitement dans un rayon de 20 km autour de Vayres-sur-Essonne, écoutons votre projet et vous remettons un devis détaillé, sans surprise.

Demander un devis gratuit

Ou appelez-nous 06 75 41 22 85 Du lundi au samedi, de 8 h à 18 h

Appeler Devis gratuit